On peut dire que j’ai démarré mon activité de Copywriter sur les chapeaux de roues. En septembre, je tentais l’aventure. En novembre, je commençais à me dégager un petit salaire et en janvier je vivais confortablement sur mes revenus.

C’est la situation dont tous les entrepreneurs rêvent. C’est un peu « The American Dream » à la française et pourtant, un an plus tard j’aurais préféré que les choses se passent autrement.

Cette réussite rapide m’a finalement desservie à bien des égards.

🚀 Un démarrage qui donne confiance

Tu m’aurais demandé il y a six mois, je t’aurais répondu
qu’être à son compte c’est facile. Il suffit de se retrousser les manches pour
que les choses bougent et se décantent rapidement.

Il m’a suffi d’écrire un article pour être mise sur le devant de la scène pendant plusieurs mois grâce à une histoire somme toute banale. Un burn-out, une étape difficile de ma vie, des mots écrits avec le cœur et boum des professionnels souhaitent travailler avec moi.

On peut dire que ça donne une confiance folle dans l’avenir.
On se dit que si les choses démarrent à cette vitesse, c’est qu’elles ne
peuvent que continuer de croître.

J’en étais convaincue ! D’ailleurs cette frénésie m’a poussée vers des envies de développement dès les 4 premiers mois de mon activité. Malheureusement, c’était au dépend d’une base solide d’une activité qui se lance.

💪🏻 La base d’un bon entrepreneur

Aujourd’hui, avec le recul, je suis capable de voir là ou j’ai commis des erreurs considérables. Le fait que mon activité ait grossi si rapidement ne m’a pas permis d’apprendre ces choses qui demandent du temps. Je n’avais pas de temps. Il fallait que ça avance !

J’ai une facilité à créer du contenu sur internet. Cela
n’avait donc aucun secret pour moi de continuer à me faire voir, à donner une
image de personne qui réussie toujours ce qu’elle entreprend en étant présente,
positive et motivée.

Pourtant, s’il y a bien une chose qui ne m’est pas naturelle : c’est la partie commerciale. Je suis une personne agréable, à l’aise avec les personnes avec qui je parle et qui discute facilement. Pourtant, je suis une calamité quand il s’agit d’être « commerçante », de créer une relation particulière avec un client ou tout simplement d’être en mesure de vendre ses prestations.

Mettez-moi dans un événement d’entrepreneurs, vous me retrouverez au buffet à profiter de mes amis et du buffet car je trouve les échanges dans ce type de rencontres surfaits et hypocrites. Je ne sais pas faire cela : me mettre en avant, démontrer ma valeur et expliquer ce que mon travail apporte.

Je suis une fille de l’action.

Ma force à moi c’est d’être capable de démontrer sur internet tous les bienfaits du marketing digital.

🥺 De la réussite fulgurante à la descente en enfers

Le fait d’avoir raté les bases qui définissent un bon entrepreneur, ajouté à une peur bleue de la partie commerciale ont créé un mélange détonnant vers ma descente aux enfers.

Ma confiance accrue m’a poussée à vouloir optimiser mon
temps. Je souhaitais développer mon activité comme tout entrepreneur mais je
continuais à travailler dur, très dur. Je passais des heures sur mes travaux
clients car je suis une perfectionniste dans l’âme.

J’avais besoin de gagner du temps sur certaines tâches, pour
les remplacer par de nouvelles.

Pourtant avoir une confiance accrue dans son business ne signifie pas que l’on ne vit plus ce fichu syndrome de l’imposteur. Il est toujours là à te susurrer à l’oreille que tu ne fais pas du bon travail et que cela ne suffira jamais.

Donc, pour optimiser mon activité, j’ai fait un choix stupide : optimiser ma relation client.

En choisissant de passer moins de temps dans la partie qui
me rendait le plus mal à l’aise. Manque de bol, il s’agit du point central de
toute entreprise.

J’ai donc décidé de m’offrir du temps pour moi, pour me
former, pour développer de nouvelles activités, en continuant de m’enfermer dans
toutes ces choses qui sont faciles pour moi : écrire sur mon ordinateur,
réaliser des vidéos, répondre à des e-mails…

En vérité, rester cacher derrière mon écran, en pyjama, dans mon salon ! 🙂

🌪 Mais la réussite vient aussi vite qu’elle repart

Je n’avais pas pris en considération un détail : ma présence en ligne s’essoufflait.

Je ne ressentais pas le besoin de continuer à me faire
connaître. Cela me mettait même très mal à l’aise ! J’avais déjà beaucoup
de travail, pas assez de temps, et donc plus besoin d’avoir un flux si intense
de personnes qui me contactent.

Deuxième erreur.

J’ai continué à me renfermer sur moi, à avancer certes, mais
sans trop remarquer que mon activité continuait à réduire. Au départ, j’étais
plutôt contente. Je me justifiais même en me disant que cela me permettrait de
mieux gérer mon organisation, de reprendre les bases, d’améliorer pour repartir
et reprendre là où je m’étais arrêtée.

C’était un bouton pause dans ma tête.

Et ça tombait avec la période d’été donc c’était plutôt chouette ☀️

Mais les choses ne sont pas si faciles. Le bouton pause
n’existe pas lorsque l’on est entrepreneur. Pour faire repartir la machine, il
est nécessaire de reprendre tout de zéro !

Mais je continuais à me voiler la face. Petit à petit je
perdais confiance en moi, en mon travail même si jamais je n’ai pensé abandonné
ou reprendre un travail salarié.

Je me suis donc débattue pendant plusieurs mois. Les excuses
étaient nombreuses, mais les chiffres toujours dans les choux.

Il m’a fallu passer par une longue période de doutes, de
remises en question, par beaucoup d’autoflagellation pour enfin comprendre que
j’avais commis beaucoup d’erreurs.

J’ai fini par accepté d’être la seule cause de ce qui m’arrivait.

Ce n’est pas un cadeau du ciel que d’avoir une entreprise qui marche autant à ses débuts.

J’ai compris que je n’avais pas eu le temps de faire mes
armes, comme beaucoup d’autres. Je me suis tout de suite retrouvée avec
beaucoup de clients, beaucoup de choses à penser et donc peu de temps à
accorder à chacun.

Je ne savais pas me rendre disponible, et donc apprendre à
bien structurer un partenariat.

J’ai voulu retirer des choses que je pensais ne pas aimer faire, alors qu’en réalité c’est mon manque de confiance en moi qui me figé de peur.

💥 J’ai pris la fuite alors que le courage est le meilleur ami de l’entrepreneur

Bref, j’ai appris, mais avec du retard.

Il m’aura fallu une année pour apprendre les mêmes leçons que tous les entrepreneurs. A une différence : je l’ai vécu en sens inverse. Il m’a fallu passer par la réussite puis par l’échec pour comprendre (de manière assez brutale) les points clefs d’un bon entrepreneur.

Mais je vais te dire quelque chose : je suis heureuse d’avoir fait ces erreurs.

Bien sûr, je ne pourrais pas revenir dessus et je suis
certainement passée à côté de beaux échanges. Et ça, j’en suis triste. Mais, je
suis fière d’avoir les bonnes cartes en main pour ma nouvelle partie :
celle de 2019.

Une chose est sûre : 2019 va être une année aussi riche
que 2018 et elles le seront toutes à l’avenir car devenir entrepreneur c’est
accepter de redevenir étudiant. Un étudiant qui apprend chaque jour un peu plus
sur la vie, sur son business et sa thématique.

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