Déjà un an. Un an que ma vie a changé, que mon travail est devenu une passion et que je ne sais jamais trop comment expliquer mon nouveau rythme de vie. Pourtant, ces bouleversements ont conduit à une véritable transformation de mon entreprise, et surtout de ma personne.

Un point de départ à tâtons

En septembre de l’année dernière, j’ai décidé de me lancer corps et âme dans un objectif : créer mon entreprise, et advienne que pourra.

Je n’étais absolument pas convaincue de ma réussite, et surtout je n’avais aucun objectif. Il est encore difficile pour moi de dire si je n’y croyais pas réellement, ou si j’avais peur d’y croire. Avec le chemin que j’ai parcouru depuis, j’ai le sentiment que les choses étaient finalement déjà écrites.

Mais, à l’époque, j’étais tout simplement perdue et blessée. Je ne parvenais pas à me remettre de mon burn-out, et je restais en colère contre cette injustice que j’avais le sentiment d’avoir vécue. Donc, pour faire table rase du passé et me donner l’opportunité de devenir celle que j’ai toujours voulu être : il fallait que je le fasse seule et à ma manière.

J’ai donc changé de métier, changé de pays, et créé mon entreprise sans trop savoir de quoi serait fait le lendemain.

Le syndrome de l’imposteur m’a frappé, jusqu’à ce que…

Bien sûr, comme tout le monde, j’ai débuté avec ce foutu syndrome de l’imposteur. Je ne savais pas ce que j’avais de plus que les autres, pourquoi des personnes pourraient bien avoir envie de travailler plus avec moi qu’avec quelqu’un d’autre… Finalement, je n’étais qu’une petite jeune de 25 ans, pleine d’ambition et de rêves plein la tête, mais ça tout le monde s’en fiche.

Pourtant, d’après moi rien d’arrive par hasard, et j’étais destinée à devenir entrepreneur.

Je ne me suis pas écoutée, et j’ai découvert une force insoupçonnée. Cette nerveuse et stressée que j’étais, est devenue une battante, qui avance sans trop se questionner de ce que pense les autres.

Finalement, on vit pour nous. Alors, qui m’aime me suive !

J’ai appris à travailler seule, à dompter ma culpabilité concernant mes horaires de travail, ma motivation et ma procrastination. Petit à petit, les choses se sont positionnées naturellement jusqu’à me trouver un premier équilibre (rien d’idéal, bien évidemment, mais qui a su faire l’affaire).

D’ailleurs, c’est cet équilibre et cette confiance dans l’avenir (ne me demandez pas d’où elle sort cette confiance, je n’en ai aucune idée) qui m’a amené à avoir cette jolie communauté qui me suit, me booste quand j’en ai besoin, et surtout me soutient dans nombreux de mes projets.

Alors, on entreprend seul, d’accord. Mais pour parvenir à garder la tête haute, il est nécessaire d’être soutenu par ces personnes qui te montrent chaque jour que tu fais quelque chose pour eux.

C’est souvent notre famille, même si c’est toujours très distant pour eux qui sont salariés. C’est aussi l’épaule amical ou amoureuse à laquelle on se confie sur nos craintes, mais surtout cela peut être des amis en ligne, des entrepreneurs à des milliers de kilomètres qui te font sentir que non : tu n’es pas seul.

Alors, j’ai donné tout ce que j’avais

Je me suis plongée corps et âme dans mon entreprise. J’ai accepté de faire des erreurs, et d’être parfois déprimée, mais surtout, j’ai adoré me donner l’opportunité de me remettre en question.

J’ai évolué dans mon esprit. Je suis une perfectionniste, dans toute ma vie. Je l’ai appris cette année d’ailleurs ! Mais j’ai surtout appris que je ne serais jamais parfaite et que c’était ma plus grande force, tout comme il s’agit de la tienne.

Finalement, ce qui nous caractérise, ce sont nos défauts, et non nos qualités. Et c’est en cela que l’on en devient attachant.

J’ai donc décidé de me nourrir de mes défauts, de les travailler pour les transformer en richesse et donc devenir meilleure que ce que je n’aurais jamais pensé.

Et puis, sans trop m’en rendre compte, les choses ont fonctionné pour moi. Quand je te dis que je ne m’en suis pas rendu compte, c’est que je n’ai pas eu le temps. Je ne me suis même pas donné le temps de m’en apercevoir. J’étais toujours dans une formation, un projet client, le développement d’une nouvelle branche de mon activité… Un véritable tourbillon !

Et c’est ça qui a fait que ça a marché, je pense. Je n’ai pas pris le temps de me pencher sur mes échecs, j’ai immédiatement rebondi. Je n’avais pas le temps, non plus, de penser à ce que serais l’avenir, j’avais toujours un projet sur le feu… Et puis, de fil en aiguilles, tu t’aperçois que si ça fonctionne depuis déjà plusieurs mois, il n’y a plus de raison pour que ça s’arrêter net.

Désormais, je connais ma valeur et je n’ai plus de barrières

J’ai donc appris à être en phase avec moi-même. Comme je te disais, je travaille pour moi et uniquement dans le but d’atteindre la vie donc je rêve.

Je ne ferais jamais partie de ces personnes qui ont pour unique but d’atteindre les 200 K de CA, ou gagner en visibilité pour être reconnu de tous. Je travaille en fonction de mes aspirations, de mon état d’esprit et j’apprends chaque jour à évoluer à mon rythme.

Mon rêve à moi : une vie tranquille, dans une maison, avec des chats, des enfants et une entreprise qui me rend heureuse. Mon objectif n’est donc pas d’obtenir toujours plus d’argent, mais bien de l’utiliser comme outil pour mon bonheur.

Ce qui me rend heureuse, c’est le chemin parcouru. Ce sont les étapes que j’ai franchies dans mon business, les erreurs commises ainsi que le bonheur quotidien d’être fière de ce que j’ai construit.

Et ce n’était qu’une première étape. La suite sera, je l’espère, dix fois plus riche en émotions.

Et merci a mon amie Estelle pour les photos ! J’avais très envie de vous dévoiler la vraie vie d’un entrepreneur à Barcelone : short, basket et palmier 🌴